Changer… un verbe simple, court à écrire, mais qui dans la réalité peut être difficile à conjuguer. Le changement implique de passer d’une manière d’être et de faire à une autre, et pour chacun la manière de composer avec la situation sera bien différente, car nous avons tous une histoire qui nous est propre, une personnalité, et une manière différente d’appréhender la vie. Nous marchons depuis des années avec notre bagage, composé de nos plus grandes joies, de nos blessures, de nos outils de défense, de nos réussites, de nos valeurs, de nos croyances, etc., et nous tentons de faire notre chemin dans cette vie qui tantôt prend des airs de paradis, et d’autre fois de terrain vide ou hostile. Chose certaine, le changement exige généralement temps, énergie, efforts, et demande à ce que l’on regarde dans ce fameux bagage qui est le nôtre. Aïe!

Le changement peut se présenter à nous de différentes manières. Il peut nous être imposé sans que nous n’ayons aucun contrôle sur son apparition (involontaire), ou il émerge en nous parce que nous sommes rendues à la croisée des chemins, et que nous croyons que le contenu de notre bagage demande un réaménagement, et un allègement pour prendre d’autres couleurs plus inspirantes pour continuer la route (volontaire). Avant d’aller plus loin je crois qu’il est important de développer un peu plus sur la notion de changement volontaire et involontaire tel que je le perçois, car même ci ces deux types de réalités comportent des défis semblables, elles évoluent dans un contexte qui aura une influence importante sur la manière et la capacité de composer avec la situation.

Quand une transformation hors de notre contrôle s’amène

Il arrive que le changement nous tombe dessus comme une tonne de briques, sans que nous n’ayons pu prévoir la chose. C’est le cas lorsque nous subissons un accident, que l’on nous annonce une maladie, ou qu’un proche décède subitement par exemple. Il faut encaisser le choc de l’événement, les nouveaux tourments engendrés par la situation et les anciens qui peuvent se réveiller. Le choc est brutal, aigu, et contrairement à une transformation que l’on décide d’instaurer, aucune préparation et réflexion n’a pu être amorcée. Cela nous demande alors de négocier rapidement avec le changement ce qui peut nous « brasser » fortement pendant un moment, et affecter notre capacité à réagir.

Quand une transformation est intentionnelle

Il arrive qu’à certains moments, nous en venions à vouloir amorcer des changements dans nos vies. Nous pouvons sentir que nous n’avons plus réellement le choix d’effectuer une transformation en nous parce que nous ne pouvons plus vivre de la façon dont nous le faisons depuis longtemps. Certaines de ces transformations représentent un grand défi, alors que d’autres n’attendaient qu’un saut qui parfois s’avère plus simple à faire que prévu. Le défi présenté par le changement semble souvent dépendre de son ampleur telle que la quantité de choses auxquelles il faudra faire face, et les aspects de notre bagage que nous devrons ressortir, examiner, remettre en question, etc. Il arrive un moment où il faut regarder la balance et voir ce qui pèse plus d’un côté que de l’autre : le côté où nous sommes actuellement ou celui que l’on veut viser, et avec lequel nous sommes prêts à « dealer ».

Que l’on soit prêt ou non au changement, composer avec ce que cela implique demande généralement beaucoup d’effort, et de volonté. Même si cela n’est pas simple que d’instaurer des changements de vie, en fin de compte tous les bienfaits qui en ressortiront ont un si large spectre d’action qu’il en vaut la peine de faire les efforts. Changer, se transformer s’est se faire un immense cadeau. À nous de voir si nous sommes prêts à nous l’offrir.