Cet article de Kewenlunub a originalement été publié sur le site Temple serpent en 2007 sous le nom « Les Sabbats ». Il a été revu et modifié en août 2016 pour DeNatureSpirituelle.com

Dans le système de croyances spirituel de la Wicca et dans différentes pratiques néo-païennes la complémentarité entre le principe masculin et féminin est généralement représentée par le culte du Grand Dieu et de la Grande Déesse. Ces deux figurent importantes sont les grands représentants du Grand tout que certains appels Dieu, Grand Esprit, la source, etc.

Dans plusieurs traditions, le Dieu et la Déesse sont la mère et le père des humains, de la nature, des animaux, etc. Ils nous protègent, nous enseignent et nous guident dans notre vie afin de faire cheminer notre âme tout au long de notre voyage sur terre. L’histoire du Dieu et de la Déesse est racontée dans la Roue de l’année qui représente le cycle de la vie. La Roue de l’année, comme son nom l’indique, s’étale sur une année dont certains moments sont marqués par des fêtes, les Sabbats. Chaque Sabbat est un moment privilégié pour célébrer une étape de la roue menant de la naissance à la mort, de la mort à la renaissance, etc.

La Roue de l’année et les Sabbats
La Roue de l’année débute à Yule/Solstice d’hiver (21 décembre). La déesse met au monde le Dieu. C’est le retour du dieu dans nos vies apportant avec lui le soleil (un de ces symboles) par les journées qui commenceront à rallonger dès le lendemain de sa naissance. Puis Imbolc arrive (2 février). La Déesse est de retour sous l’aspect de la jeune vierge et le dieu grandit doucement. Ensemble, ils attendent le retour du printemps où ils pourront s’unir pour créer la vie. Puis vient Ostara/équinoxe du printemps (21 mars). La déesse et le dieu sont pubères et tout comme la nature qui s’éveille en ce premier jour de printemps, leur désire l’un pour l’autre croit également. Le moment de l’union approche.
Puis alors que le printemps est bien en place, Beltane arrive (1ermai). Le dieu et la déesse sont de jeunes adultes pleins de vigueurs et c’est en ce jour qu’ils s’unissent un à l’autre. Le dieu déposera sa semence au sein de la déesse perpétuant ainsi sa vie. Puis Litha/solstice d’été arrive (21 juin) alors que le soleil est au sommet de sa force. C’est la plus longue journée de l’année. L’enfant dans le ventre de la déesse grandit bien sous les rayons chaleureux de son père le grand dieu. Puis Lughnasad/Lammas (1eraoût) arrive. C’est le temps de récolter ce qui a été semé, d’être reconnaissant et de jouir de la vie. Le Dieu devenu plus sage se fait plus vieux et ses forces diminuent tranquillement. Il sait que sa fin approche. Puis à Mabon/équinoxe d’automne (21 septembre) arrive le moment où le jour et la nuit ont la même longueur. Les forces du dieu s’amenuisent de plus en plus alors que son fils grandit au sein de sa femme la déesse. Elle est triste, car elle sait que Samhain approche et que c’est à ce moment que partira son amoureux.

Finalement Samhain (31 octobre) arrive annonçant la fin de l’année et la fin du cycle de la roue. En cette journée, le dieu meurt et le voile entre le monde des vivants et des morts est plus mince favorisant ainsi le contact entre les ancêtres et les humains. La déesse pleure son mari. Toutefois, même si elle est triste elle arrive à se réjouir, car elle sait que la mort amène ensuite la vie et qu’à Yule elle donnera naissance au dieu. Ainsi repartira la grande Roue de l’année, le grand cycle de la vie.

Comme on peut le voir, l’histoire du dieu et de la déesse, dans une approche spirituelle vénérant la nature, est étroitement liée à la vie humaine et à la nature. Elle nous rappelle que nous ne sommes pas détachés de la nature, mais que nous en faisons partie. Tout comme le dieu et la déesse, l’humain et la nature naissent, prennent en force, atteignent leur apogée pour lentement perdre leur vitalité et s’éteindre. Plusieurs Wiccans et Païens célèbrent les Sabbats afin d’honorer leur union avec la nature. Non seulement les Sabbats marquent un temps pour célébrer leur connexion avec la nature, mais ils marquent aussi un temps de réflexion sur leurs propres étapes de vie. Célébrer la roue de l’année est une belle occasion de s’harmoniser avec la nature et de se connecter avec notre vraie essence.